• Lien Wikipédia pour région Somali : <http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gion_Somali>

     

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  • Les enfants des régions pastorales et leur famille se déplacent bien souvent au rythme des saisons (photo d'archive)

    Dans les régions pastorales d'Éthiopie, des milliers d'enfants ont abandonné l'école, en dépit des efforts déployés par le gouvernement et par les bailleurs de fonds pour rapprocher les établissements d'apprentissage des enfants. Les catastrophes naturelles récurrentes, telles que la sécheresse et les inondations, et les conflits inter-ethniques sont les principales causes de leur déscolarisation.

    En février, au moins 17 000 enfants scolarisés dans l'enseignement primaire avaient abandonné l'école depuis le début de l'année scolaire 2012-2013, principalement en raison des migrations liées à la sécheresse.

    Dans la région de l'Afar, située au nord-est du pays, une quinzaine d'écoles ont été fermées en raison du manque d'eau pendant la saison sèche, affectant environ 1 899 enfants, dont 29 pour cent de filles, selon un rapport publié par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) le 11 mars.

    La persistance du conflit entre les Oromos et les Somalis perturbe l'enseignement. « Dans les zones affectées par le conflit dans le district d'Hararghe Est, situé dans la région Oromia, environ 10 600 enfants (40 pour cent de filles) scolarisés dans 35 écoles primaires [des districts] de Kumbi, Gursum, Meyumuluke et Chenasken ne sont pas allés à l'école pendant plus de trois mois », indique le rapport.

    Dans la région Somali, au sud-est du pays, les inondations saisonnières, le conflit ethnique entre les résidents des zones frontalières et les conflits internes au groupe ethnique somali affectent bien souvent la scolarisation des enfants, selon le Fonds des Nations Unies pour l'enfance (UNICEF).

    Par exemple, les écoles de plusieurs districts de la région ont été sévèrement endommagées lors des inondations intervenues en 2012. « Lors des inondations de juin 2012, 3 196 filles ont quitté l'école. La plupart des établissements localisés dans les sept woredas [districts] ont été inondés, le matériel et les infrastructures scolaires ont été détruits », a indiqué l'UNICEF.


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  • Ouest-France le samedi 19 janvier 2013

    Addis-Abeba.De notre correspondant

    55 km au nord-est d'Addis-Abeba. À 25 ans, Aynalem Getiye est à la tête d'un « foyer modèle » : elle a fait vacciner ses deux fils, construit des latrines à l'arrière de sa concession, cessé de faire sa vaisselle à même le sol, mis son bétail à l'écart... « Avant, mes enfants étaient souvent victimes de diarrhées. Plus maintenant », dit-elle, dans la pénombre de son « tukul », sa maison en terre séchée.

    Aynalem Getiye est l'une des six millions de femmes mobilisées autour de programmes de prévention sanitaire qui assurent à l'Éthiopie de « remarquables résultats » en matière de réduction de la mortalité infantile, selon le ministre de la Santé, Kesetebirhan Admasu.

    En vingt ans, le pays a ainsi réduit de 60 % le nombre de décès d'enfants de moins de 5 ans. Résultat, les autorités d'Addis-Abeba ont invité, depuis mercredi, le reste du continent africain à une conférence sur le sujet qui s'est achevée hier. Une initiative qui rompt avec l'habituelle dépendance aux dons étrangers, même si elle est soutenue par l'Unicef et USAID, la branche humanitaire des États-Unis.

    « L'Éthiopie est un excellent modèle en matière de réduction de la mortalité infantile », se félicite Peter Salama, le représentant d'Unicef dans le pays. Près de 35 000 agents de santé, tous employés d'État, quadrillent cet immense pays pour assurer à la population un accès aux premiers soins et des conseils d'hygiène de base. Un volontarisme politique peu répandu en Afrique.

    « Nous enregistrons des résultats remarquables que nous voulons partager avec nos frères africains », assure le ministère de la Santé.

    Vincent DEFAIT


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  • Le Niger a-t-il du souci à se faire ? Après une lourde défaite en décembre face au Maroc (0-3), le Mena s'est de nouveau incliné face à l'Ethiopie dimanche, à Addis-Abeba, en match amical de préparation pour la prochaine CAN. C'est Getaneh Kebede qui a donné la victoire aux Antilopes Walya à la 37ème minute.

    Le Niger, privé de joueurs majeurs dont Moussa Maazou, devra néanmoins rapidement retrouver ses repères. Et ce pourrait être dès ce 05 janvier à Niamey où la bande à Gernot Rohr affrontera le Togo.

    L'Ethiopie quand à elle s'envole dès ce lundi pour Doha au Qatar pour la suite de sa préparation. Un match amical face à la Tunisie le 07 janvier est au programme.


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  •  Ouest-France le lundi 31 décembre 2012

     Le charbon de bois est la dernière ressource de Hassan Hussein, jeune Somalien qui doit nourrir toute sa famille.

     Hassan Hussein coupe quarante arbres par mois pour les transformer en charbon. Il est parfaitement conscient des dommages qu'il cause à son environnement, mais c'est la dernière ressource qui reste à cet éleveur de 27 ans, privé de bétail.

    Son village de Jalelo, au nord de la Somalie, était autrefois au coeur de la savane. « J'étais un éleveur, j'ai perdu mon troupeau à cause des sécheresses et des maladies, et je suis l'aîné de la famille », avec dix bouches à nourrir, ses deux enfants, ses sept frères et soeurs et sa mère. Il y a quatre ans, Hassan Hussein avait vingt-cinq chameaux et trois cents chèvres ; il lui en reste respectivement trois et quinze.

    Des revenus pour les islamistes

    Alors, une hache artisanale à l'épaule, il part chaque matin couper du bois, le brûler pendant deux jours, le faire sécher pendant deux autres, avant de le revendre pour l'équivalent de six dollars le sac de vingt kilos. Le charbon de bois est la seule façon de faire la cuisine, l'électricité étant rare et hors de prix.

    En Somalie, des centaines de milliers de nomades, la majorité de la population, font de même chaque jour, au risque de transformer bientôt en désert des pans entiers de ce pays déjà aride de la Corne de l'Afrique. « 20 % des forêts ont disparu en dix ans. Le pays se transforme de toute évidence en désert », déplore Ahmed Derie Elmi, directeur des forêts au ministère de l'Environnement du Somaliland, l'entité du nord de la Somalie qui a proclamé son indépendance depuis 1991 et compte 3,8 millions d'habitants.

    « Si la déforestation continue à ce rythme, la Somalie sera un désert dans vingt ou trente ans », renchérit Ahmed Ibrahim Awale, directeur de l'organisation non gouvernementale Candlelight, qui fait autorité au Somaliland en matière d'environnement et de santé.

    Dans le sud du pays, le commerce de charbon de bois a permis aux miliciens islamistes al-shebab de financer leur guerre contre le gouvernement central. Du port de Kismayo, un port qui n'a jamais été soumis à un blocus naval avant sa chute fin septembre aux mains des Kenyans, près de 300 000 tonnes de charbon de bois ont pris annuellement la mer.

    Ces exportations massives à destination de l'Arabie Saoudite et des Émirats Arabes Unis leur ont rapporté au moins 25 millions de dollars chaque année. Ce qui constituait, avec le trafic de qat, l'une des principales sources de revenus des islamistes.

    Une des premières mesures du président nouvellement élu de Somalie, Hassan Cheikh Mohamoud, a bien été de confirmer l'interdiction de toute exportation de charbon de bois, décrétée par l'Onu en février. Mais le commerce, lucratif, a seulement changé de mains et l'abattage des arbres se poursuit.

    Avec Boris BACHORZ (AFP).


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