Économiquement, l’Ethiopie se porte plutôt bien. Mais le pays veut encore aller plus loin. Grâce à une croissance supérieure à 8% par an sur la décennie écoulée et une politique d’investissements très volontariste, l’Ethiopie cherche à attirer les entreprises étrangères avec un objectif : transformer son économie, essentiellement agricole, et devenir une « puissance manufacturière », a annoncé son Vice-premier ministre en charge de l’Economie, Debretsion Gebremichael, lors de sa visite, lundi, à Paris.
Selon lui, pour atteindre ses objectifs, le pays a « besoin d’entreprises étrangères. Notre priorité est d’améliorer nos infrastructures et la logistique ». Depuis plusieurs années, en effet, « la croissance de l’Ethiopie est tirée par le secteur public et les dépenses d’infrastructures », précise Roger del Rio, conseiller économique à l’ambassade de France en Ethiopie.
Avec ses 90 millions d’habitants, l’Ethiopie est le deuxième marché du continent africain après le Nigeria, première puissance économique africaine, qui abrite plus de 180 millions d’habitants. Pour le moment, l’Ethiopie est encore un pays agricole. Quelque 45% du produit intérieur brut (PIB) et 80% des exportations dépendent de l’agriculture, alors que le secteur industriel ne représente que 14% du PIB. Le pays cherche toutefois, depuis ces dernières années, à faire évoluer son économie pour la rendre plus attractive.